Amérique

Published on juillet 14th, 2016 | by Mathilde Sans Tailleur

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La côte caribéenne de la Colombie : Carthagène, Santa Marta et Parque Tayrona

Sur la côte caribéenne, je me suis arrêtée dans 3 endroits différents, mais il y a beaucoup plus à voir si l’on souhaite. J’ai préféré prendre mon temps plutôt que de faire tout ça vite fait. La température et l’humidité super élevées aident également à bien prendre le temps de vivre…
Je suis tout d’abord arrivée à Carthagène avec la croisière depuis le Panama, puis j’ai rejoint Santa Marta, d’où, le but principal était d’aller passer quelques jours dans le Parque Tayrona.

Los Naranjos - Parque Tayrona

Los Naranjos – Parque Tayrona

Carthagène

Cartagena

Cartagena

Boquilla

Boquilla

Nena, la cuisinière de la croisière, originaire de Carthagène, nous a pris en charge, un ami de la croisière et moi, pour nous faire découvrir un peu la ville et ses environs.
Nous sommes tout d’abord allés à Boquilla, un petit village de pêcheurs proche de Cartagena. Le bus pour y aller coûte 2.000 COP.
Arrivés à Boquilla, on se balade sur la plage. Mais on s’arrête assez vite pour voir une négociation de vente de poisson. Imaginez un petit bateau échoué sur la plage, des dizaines d’hommes autour et des poissons à vendre au milieu de tous, et surtout, tout le monde qui parle en même temps. C’est ça le commerce du poisson à Boquilla. Ensuite, on ne s’aventure pas plus loin car un homme nous indique que ce n’est pas très sécuritaire. On ne va pas tenter le diable…
Mais cette petite balade nous a donné faim, on choisit alors un restaurant sur la plage. On s’assoit et on demande le menu. Le serveur nous dit qu’il n’a pas vraiment de carte conventionnelle mais qu’il va nous apporter le « menu frais ». Pourquoi pas… Il revient avec un plateau surmonté de 5 poissons pour qu’on choisisse celui qu’on veut ! Ça c’est original ! L’idée me plaît beaucoup. Nena la cuisinière s’y colle pour nous (ça aurait été moi, j’aurais choisi en fonction de celui qui avait la plus jolie couleur…). Nous avons donc mangé le poisson frit avec accompagnement pour environ 20 000 COP. C’était super bon, frais, et surtout on avait une très belle vue sur la mer !

Après avoir bien digéré sur les hamacs du restaurant, nous sommes allés faire un tour de Cartagena en vélo. Nous avons loué des vélos pour une heure au prix de 4.000 COP. On s’est perdus dans les magnifiques rues colorées de la ville et c’était vraiment super. Je recommande vraiment la visite de la ville en vélo, c’est plutôt sympa.

Cartagena

Cartagena

 

Après avoir rencontré pas mal de monde à l’hostel, on commence à organiser un groupe pour passer la soirée. On se dirige d’abord là où tout le monde va, c’est ce qui paraît le plus évident. On arrive donc sur la Plaza Torre del Reloj surplombée par ses bars discothèques en rooftop. On va dans un de ceux-ci. En résumé, c’est de la musique internationale comme on peut très bien avoir dans les discothèques françaises, avec des danseuses sur des estrades et uniquement des étrangers. Autant les garçons du groupe s’y sentent bien, autant avec les filles, on aimerait avoir quelque chose de plus authentique ! Et c’est là que je me suis souvenue d’une soirée champeta, dont Nena la colombienne m’avait parlé. On y va et pour moi, c’est l’émerveillement. On se retrouve dans un bar alternatif, le cine-bar Quiebracanto, une petite salle, avec un grand écran, remplie d’affiches de films mythiques, pour une soirée spéciale champeta, avec que des locaux, une salle pleine où on étouffe de chaleur tellement tout le monde danse et fait la fête avec une énergie supra positive. En bref, j’ai adorée ma nuit à danser la champeta jusqu’au petit matin sur les conseils de gens du coin !

Concernant l’hostel, j’étais en dortoir à El Viajero. Cet hôtel est un peu cher (50.000 COP la nuit en dortoir) même si pour Cartagena, la ville la plus chère de Colombie, ce n’est pas tant excessif. C’est un grand hostel, plutôt joli et bien placé qui offre le petit déjeuner. On y rencontre facilement d’autres voyageurs grâce à ses grandes parties communes très agréables et à son bar à l’intérieur de l’hostel. Et attention, le meilleur (de mon point de vue évidemment), c’est qu’il y a des cours de danse gratuits presque tous les soirs !

Santa Marta

Santa Marta

Santa Marta

 

Pour aller à Santa Marta, j’ai pris un minibus depuis Cartagena réservé pour 44.000 COP via l’hostel. C’est un peu plus cher que si je l’avais fait par moi-même mais quand même sacrément moins galère.
Santa Marta est une jolie petite ville colorée qui était pour moi principalement un arrêt proche du Parque Tayrona que je voulais faire dans les jours suivants. Mais finalement j’ai vraiment aimé me balader dans cette ville.
A Santa Marta, ne manquez surtout pas le coucher de soleil depuis le front de mer. C’est tout simplement magique.

Santa Marta

Santa Marta

 

Je vous conseille deux restaurants diamétralement opposés ! Tout d’abord, le restaurant Bistecca, un restaurant argentin super bon mais assez cher. La viande est tout de même exquise. Il se trouve à un coin du Parque de los Novios, qui est d’ailleurs très joli.
Et je vous propose le déjeuner au marché couvert. Là, ce sera plutôt du poisson frit avec du riz et des patacones ainsi qu’un jus de fruit, le tout pour le prix défiant toute concurrence de 7.000 COP. Et le samedi c’est riz au coco, mon préféré ! Il se trouve au premier étage du marché, face aux escaliers, sur les tables de jardin en plastique.
Si vous avez besoin d’aller à l’aéroport, sachez qu’il y a un bus qui y va en une heure environ pour 1.500 COP. Il est à prendre sur le front de mer (c’est un minibus avec écrit aeropuerto).

Santa Marta

Santa Marta

Parque Tayrona

Depuis Santa Marta, j’ai passé une journée à la Bahia Concha, une des premières plages du parc. J’y suis allée en taxi pour 60.000 COP aller-retour. Comme nous étions plusieurs, les frais ont été partagés donc ça a valu le coup. On a loué un emplacement sur la plage avec des chaises et un abris pour 10.000 COP. La plage est vraiment jolie mais n’a rien à voir avec les autres plages magnifiques du parc.

Bahia Concha - Parque Tayrona

Bahia Concha – Parque Tayrona

 

Le lendemain, je suis partie pour le Parque Tayrona, en commençant par l’entrée principale Zaino. Pour y aller, il faut prendre un bus depuis le terminal de bus de Santa Marta au coin de la Calle 15 et Carrera 11. Le trajet en bus coûte 7.000 COP pour environ 1 heure de route.
L’entrée du parc coûte 42.000 COP. Il y a un rabais pour les étudiants.
Ensuite, j’ai pris un bus dans le parc depuis l’entrée jusqu’à cañaveral pour 3.000 COP.

Puis nous avons marché 3 heures jusqu’à Cabo San Juan, dans une sorte de jungle très préservée.

Cabo San Juan - Parque Tayrona

Cabo San Juan – Parque Tayrona

 

On n’a clairement pas pris le plus court et on fait beaucoup de pauses épongeage de sueur et application de crème solaire et de répulsif pour les moustiques. Il fait vraiment une chaleur difficilement supportable dans ce parc et le taux d’humidité est juste dingue. Donc le mieux est quand même d’éviter de ce perdre ! Et je peux vous dire qu’il est très facile de se perdre dans ce parc car il y a très peu de signalisation. N’hésitez pas à demander régulièrement votre chemin quand vous croisez du monde. De plus, il faut commencer la marche le plus tôt possible dans la journée (à 8h quand le parc ouvre c’est le mieux), pour éviter les pics de chaleur. De plus, laissez votre gros sac à dos dans votre hostel à Santa Marta afin de n’avoir à porter qu’un petit sac à dos avec l’essentiel.

Hamacs du Parque Tayrona

Hamacs du Parque Tayrona

En arrivant à Cabo San Juan, on a directement réservé un hamac pour 2 nuits afin de rester 3 jours dans le parc et vraiment en profiter. A Cabo San Juan, le hamac coûte 20.000 la nuit. Il faut le réserver en arrivant à l’entrée de Cabo San Juan et non pas à l’entrée du parc (où des gens vous proposerons de louer des hamacs mais ce ne seront pas ceux de la magnifique plage de Cabo San Juan).
On a passé toute l’après- midi à se balader et à se reposer sur la plage de Cabo San Juan qui est vraiment très belle.
Sur cette plage, il y a également un restaurant ouvert pour la période du midi et du soir (donc pas en continu). Les prix sont les suivants : 12.000 COP le plat de riz, 10.000 COP le petit déjeuner et 5.000 COP le jus de fruit frais. A l’ouverture du restaurant le soir, tout le monde se rue au restaurant pour avoir son plat au plus vite. Un moment d’inattention et hop, on se retrouve à attendre une heure pour que son plat arrive ! Soyez concentrés 😉
On a aussi exploré la plage de la piscine. Elle est vraiment sympa car il y a moins de monde et elle est super jolie aussi notamment grâce à son eau très claire.
La dernière plage où l’on est allés est la plage de Los Naranjos. C’est une rencontre entre Jurassic Park et une plage paradisiaque avec des palmiers. La mer est très agitée donc la baignade est dangereuse dans cette zone. Il y a aussi un rio avec les montagnes en fond mais la présence de caïmans, donc là aussi il faut se baigner avec prudence et seulement au bord de l’eau. De très belles cabañas surplombent cette superbe plage déserte qui à la limite est du parc. Pour y aller, nous avons pris une moto taxi pour 6.000 COP depuis Cañaveral. Puis, pour revenir, ils sont revenus nous chercher à la plage pour revenir à l’entrée du parc.

Los Naranjos - Parque Tayrona

Los Naranjos – Parque Tayrona

 

La côte caribéenne colombienne est vraiment belle et différente du reste de la Colombie, tant dans les paysages que dans la culture et la façon de vivre. Même s’il fait une chaleur étouffante et que les moustiques sont voraces, ça vaut vraiment le coup d’y faire un tour et cet article ne relate qu’une petite partie de cette côte qui a bien plus à offrir.


About the Author

Je m’appelle Mathilde, j’ai 26 ans, je suis ingénieure commerciale, je suis française et j’habite à Montréal depuis un peu plus d’un an. Je suis passionnée de danse – notamment les danses latines – mais je pratique également d’autres sports, notamment du fitness et du yoga. Mais surtout, j’adore les voyages et découvrir la culture et les langues d’autres pays. Je parle d’ailleurs couramment français, anglais, espagnol et je parle un peu le portugais et l’italien.



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